l’Edito du président
S’ASSUMER
LE CŒUR, LE PORTEFEUILLE ET LA RAISON
Les français, selon l’adage, n’auraient point le portefeuille et le cœur du même côté.
La problématique de l’élimination de nos déchets bat souvent en brèche cette affirmation. Dans le mauvais sens hélas…. Car nombre d’entre nous s’affirment prêts à payer plus cher pourvu qu’on trouve des solutions ailleurs.
Le SYMTOMA qui ne dispose d’aucune installation de traitement ni de tri sur son territoire ne saurait se contenter de la situation ni moralement ni financièrement, ni donc politiquement.
D’abord parce que dans n’importe quel ailleurs vivent des gens comme nous, tout autant attachés à leur environnement.
Ensuite parce que les dizaines de milliers de kilomètres excédentaires que nous nous imposons nous coûterons à l’avenir non pas plus cher, mais beaucoup plus cher. Pourtant, comme souvent, l’essentiel ne réside pas dans l’effet immédiatement perceptible. Le risque majeur consiste pour nos territoires ruraux à s’inscrire durablement dans une double dépendance de destination et de méthode par rapport à des installations plus adaptées aux besoins des zones urbaines. Car ne pas maîtriser le traitement c’est s’exposer à ce qu’il commande à la collecte. Et nous empêche d’utiliser nos atouts (compostage, tri, etc…) pour réduire les volumes.
Qu’on y vienne par conviction ou par intérêt, la raison commande donc de chercher à assumer au plus près les déchets que nous produisons. D’autant plus que gérer le problème nous-mêmes invite à en réduire l’ampleur. C’est en effet en diminuant la part d’ordures résiduelles, par la prévention, le recyclage, l’autotraitement, le tri et la valorisation, etc..que nous limiterons les contraintes et inconvénients liés à leur élimination.
Les récents conseils syndicaux, dont les décisions sont rapportées sur ce site, témoignent de l’engagement du SYMTOMA et des Communautés de Communes adhérentes dans ces directions.
Gérald GERVASONI
Président du SYMTOMA




