Comment composter soi-même ?
Tout savoir sur la pratique du compostage individuel.
En tout premier lieu, il faut tenter de réaliser un mélange homogène bien réparti entre déchets de cuisine (humides) et déchets de jardin (réputés secs ; le gazon devra notamment attendre 24 à 48 h sur le sol avant d’être déposé dans le composteur) : 50/50, c’est la clef de la réussite. La partie sèche peut aussi être du papier de journal (apport carboné semblable aux déchets de jardin).
DECHETS DE CUISINE :
Restes de repas,
Epluchures légumes et fruits dans un journal par exemple,
Filtres à café, à thé, marc,
Essuie-tout et mouchoirs en papier sales,
Coquilles d’œuf, coquillages (petit volume, mais concassés),
Viandes et poissons (à déposer progressivement en plusieurs petites quantités. Il peut malgré tout exister des risques d’odeurs et de prolifération de moucherons. C’est à vous de juger en fonction de la distance composteur-maison.),
A EVITER :
* Gros os (trop longs à se dégrader),
* Grande quantité de mono-produit (un seul produit).
DECHETS DE JARDIN :
Déchets végétaux en général,
Feuilles hachées avec la tondeuse,
Gazon relativement sec et en quantité raisonnable (se rappeler de la règle du 50/50),
Branchages coupés finement,
A EVITER :
* Plants malades,
* Végétaux avec les graines (tout particulièrement les tomates),
* Végétaux traités chimiquement,
* Feuilles de platanes et peaux d’avocats, difficilement putrescibles.
QUELQUES PRINCIPES DE BASE :
- Plus les déchets sont petits, plus le compost se fera rapidement ;
- Si le compost est sec (surtout en été), l’arroser ;
- S’il est trop humide, mettre du papier journal déchiré, ouvrir ou ôter provisoirement le couvercle ;
- Le compost dans son composteur est formé de trois niveaux parallèles : en bas le compost au stade le plus avancé, au milieu la partie évolutive où se trouve un maximum de bactéries, et la troisième partie, en haut, la plus récente, toute fraîche, la seule qu’il faille remuer (sur 15 à 20 cm). Ceci explique qu’il faut un minimum de volume pour qu’il puisse fonctionner, environ aux deux tiers ;
- La maturation totale commence à partir de 7 à 8 mois ;
- Il faut ventiler ou aérer l’ensemble, de temps en temps, en remuant ou en enfonçant un manche d’outil sur plusieurs endroits ;
- Ne remuer que la couche superficielle (partie du haut sur 15 à 20 cm environ) pour ne pas destructurer le compost en formation ;
- Jamais de mono-produit ;
- Dans le cadre familial, préférer plutôt un petit composteur qu’un gros (cela représenterait plusieurs mois supplémentaires pour arriver au produit final...) ;
- En saison froide, continuer de l’alimenter normalement, même si le processus est plus ou moins en sommeil. Le composteur plastique a un avantage en hiver : il est relativement étanche et, grâce à sa couleur foncée, il maintient une température plus élevée à l’intérieur ;
- Le printemps (mars-avril) est la meilleure saison de mise en route grâce à un optimum du couple température/humidité. Aux autres saisons, la transformation de la matière organique s’opère mais plus lentement ;
- L’obtention du compost se fait entre 10 mois et 12 mois minimum, après le démarrage. Pour l’extraire, le tirer par le bas sans destructurer le dessus.



