Après le tri

Une fois triés et mis en balles au centre de tri de Lansargues ou à la verrerie de Vergèze pour le verre, les déchets recyclables sont envoyés dans des centres de recyclage qui vont les recycler, en divers objets ...

Le verre Le verre est un matériau inerte obtenu par fusion, à environ 1 500°C, de matières premières : principalement du sable, du calcaire et de la soude. Transparent, résistant et isolant, il résiste particulièrement bien aux agents atmosphériques et chimiques. L’emballage en verre a toujours été apprécié pour ses qualités a priori de pureté et de neutralité. Il possède aussi la faculté d’être indéfiniment recyclable. Le verre recyclé ne se distingue en rien du verre fabriqué avec les matières premières d’origine (sable, soude, chaux). Il en a toutes les vertus et qualités. En quelques années, le calcin (débris de verre débarrassés des impuretés) est devenu la principale matière première utilisée dans la fabrication du verre. Plus de 800 000 tonnes de sable sont ainsi économisées chaque année en France. Sur le SYMTOMA, c’est à la verrerie de Vergèze que le verre collecté devient alors du calcin qui, une fois fondu et moulé, redonne un emballage aux qualités identiques.

Quelques questions fréquemment posées : * Faut-il enlever les étiquettes et les collerettes ? Non ; ils seront éliminés au cours du processus de tri. * Pourquoi ne peut on pas mettre au recyclage le verre à vitre, la vaisselle en verre, la porcelaine, la céramique et la faïence ? Ils ont tous une composition chimique différente du verre d’emballage. A ce titre, il s’agit donc de matières infusibles pour un four verrier dans lequel règne une température constante de 1 500°C. Or, ces matières fondent généralement à des températures plus élevées de l’ordre de 1 700 à 1 800°C.

Pour tout savoir sur le sujet : réglementation, procédés de recyclage, types de verre, et bien d’autres détails encore, consultez le site internet de l’association interprofessionnelle (http://www.verre-avenir.fr), partenaire du SYMTOMA.

La bouteille en plastique Produit dérivé du pétrole pour l’essentiel, le plastique envahit toutes les sphères de notre vie. Une fois arrivés au centre de recyclage, les différents plastiques sont lavés et réduits en paillettes puis en granulats.
La catégorie PET (polyéthylène téréphtalate) est utilisée dans l’industrie textile : laine polaire, rembourrage de couettes, de peluches…, et pour la fabrication de nouvelles bouteilles.
Le PEHD (polyéthylène haute densité) trouve une seconde vie dans la fabrication d’objets divers : pots de yaourt, jardinières pour plantes, flacons de lessive, tuyaux d’évacuation des eaux usées.

Petit rappel : tous les objets en plastique ne sont pas forcément recyclables. L’exemple le plus parlant est le gobelet qui, le jour des fêtes votives ou des repas champêtres, est très souvent joint aux emballages à recycler au grand dam des agents de tri. Ils doivent alors le séparer pour le remettre dans le circuit des ordures ménagères classiques qu’il n’aurait jamais dû quitter. Mieux vaut penser à la vaisselle lavable ...voire compostable parce qu’à base de matière première végétale (produit en fort développement).
A l’inverse, la bouteille d’huile en plastique, longtemps refusée par les industriels, est aujourd’hui acceptée par l’ensemble des recycleurs.

Pour tout savoir sur le sujet : réglementation, procédés de recyclage, types de plastique, et bien d’autres détails encore, consultez le site internet de la société agréée Valorplast (www.valorplast.com), partenaire du SYMTOMA.

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L’emballage en aluminum

L’aluminium est obtenu à partir du minerai de bauxite par affinage duquel on obtient de l’alumine puis de l’aluminium. Ce matériau permet de fabriquer des boîtes de boisson (canettes), des poêles, des casseroles… Sur le million de tonnes d’aluminium produit chaque année en France, 30 % est recyclé. Tout comme l’acier et le verre, l’aluminium présente un caractère indéfiniment et entièrement recyclable, sans altération de ses propriétés intrinsèques. Sa valorisation permet de :

* préserver les ressources minières 1 tonne d’aluminium recyclé = 4 tonnes de bauxite économisées * limiter la consommation énergétique recycler de l’aluminium nécessite 95 % d’énergie en moins que l’extraction à partir de la bauxite

Une fois envoyé dans la filière de recyclage, via la société CORNEC S.A.S (www.cornec.fr) et son réseau commercial (l.chometon@wanadoo.fr), mandatés par le syndicat mixte, l’aluminum est broyé, nettoyé de ses impuretés (autres métaux ferreux, produits organiques, etc.), puis compacté avant d’être réintroduit dans le cycle de production chez les affineurs ou dans les unités de refusion. Il est alors utilisé pour les mêmes usages qu’initialement : boîtes de boisson, jantes, couverts de camping,…

Pour tout savoir sur le sujet : réglementation, procédés de recyclage, réutilisation, et bien d’autres détails encore, consultez le site internet de l’association interprofessionnelle (www.france-alu-recyclage.com).

L’emballage en acier

L’acier est un alliage principalement de fer et de carbone. Il s’obtient par transformations et épurations successives du minerai. L’addition de divers éléments (chrome, silicium, cuivre, manganèse, nickel,...) permet de modifier ses caractéristiques en fonction de l’utilisation souhaitée.

L’acier se recycle totalement et indéfiniment sans perdre de sa qualité. Sa valorisation permet de :

* préserver les ressources minières : 1 tonne d’acier recyclé permet d’économiser 1,5 tonnes de minerai de fer, 665 kg de charbon, 191 kg de pierre à chaux, 40 % de la consommation d’eau ; * limiter la consommation énergétique : recycler de l’acier nécessite 70 % d’énergie en moins que l’extraction à partir du minerai de fer.

Les balles d’acier rejoignent une usine de régénération où ils y sont alors broyés, déchiquetés, puis fondus par passage dans un four électrique ou, plus rarement, dans des hauts fourneaux. On retrouve l’acier recyclé dans les mêmes usages qu’initialement : boîtes de conserve, aérosols…

Le papier (journaux, magazines et cartonnettes

Le papier, qu’il soit destiné à l’écriture ou à l’emballage est toujours fabriqué à partir de bois. La question qui se pose régulièrement est de savoir si la fabrication du papier détruit les forêts ? En France, la majeure partie du bois utilisé en papeterie provient de sous produits de l’exploitation forestière :

* les bois d’éclaircies issus de l’entretien régulier par les forestiers ; * les déchets de scierie.

Les forêts françaises ne sont donc pas détruites par l’industrie papetière. En dehors des phénomènes climatiques qui entraînent des catastrophes naturelles, elles voient même leur surface progresser chaque année. C’est également le cas pour l’Union Européenne dans son ensemble.

Par contre, ailleurs dans le monde, il y a de fortes raisons de s’inquiéter. En effet, les coupes rases entraînent la disparition de plus en plus de surface. Les politiques de replantation sont le plus souvent réduites à peau de chagrin. Conséquence directe : la forêt mondiale diminue. La forêt primaire est sacrifiée et avec elle, toute la bio-diversité qu’elle abrite. Il convient donc d’économiser le bois. La solution du recyclage est alors la plus efficace sachant que chaque tonne de papier recyclé a fait économiser 2,5 tonnes de bois. De plus, ce matériau peut se recycler en moyenne 10 fois en gardant des qualités analogues et une même apparence.

Dans les usines de recyclage, les balles sont cassées et mélangées à de l’eau (pulpage) pour refaire une sorte de pâte à papier. Selon les matériaux récupérés et le mode de conditionnement, des éléments indésirables sont présents (colles, adhésifs, métaux, agrafes, ficelles,…). Il faut donc les éliminer à la sortie du pulpeur, en affinant la pâte. Pour cela, cette dernière passe dans des filtres de plus en plus fins (de 6 mm à 170 microns). Ensuite, si la qualité du produit fini l’exige, la pâte est désencrée. Enfin, elle est égouttée, pressée et séchée avant d’être dirigée, en bobines, vers les industries consommatrices qui l’utiliseront soit directement sous forme de papier, soit sous forme d’emballages en carton léger (la « cartonnette »).

Pour tout savoir sur la production de déchets recyclables sur le SYMTOMA, consultez les rapports annuels dans la rubrique Rapports d’activités.

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Compostage
Plus de 17 % des foyers équipés fin 2011.
Déchets verts
Une convention signée entre un propriétaire foncier et un paysagiste.
Bilan 2011
Moins 1 kg par habitant d’OMA (poubelle jaune + verre + poubelle grise)
Ecoles
L’accent est mis sur la sensibilisation des élèves en 2012 (compostage, tri, ...).
Concours Noël Blanc
Plus de 200 kg de polystyrène collecté par les écoles.
Gobelets
N’hésitez pas à réserver les gobelets réutilisables du SYMTOMA !
D.E.E.E.
8,9 kg/hab. collectés en 2011 (moy. nationale : 6,8 kg/hab.)